Bilan du dispositif Accompagnement des Mineurs Isolés Demandeurs d’Asile - Solidarité Mayotte

Année 2013 Publié le mardi 31 décembre 2013 , mis à jour le mardi 2 septembre 2014
dimanche 14 septembre 2014

L’association solidarité Mayotte a accompagné en 2013 63 mineurs isolés demandeurs d’asile dont 13 arrivés en cours d’année.
Elle dresse un bilan dans un rapport à télécharger sur son site
Cette association est soutenue par le secours populaire français, forum réfugiés, Caritas, et l’Etat . C’est le seul dispositif mis en place à Mayotte pour l’accueil des jeunes mineurs isolés estimés à plusieurs milliers et il ne concerne que les demandeurs d’asile avec ce nouveau sigle : MIDA .

Plan :

1‐
 Public
 Accueilli

2‐
 Accompagnement 
administratif,
 social, 
juridique
 et
 éducatif



 Évaluation
 de 
la
 situation 
et 
mise 
à 
l’abri/
Démarches 
administratives 
liées 
à 
l’asile
 et 
au 
séjour/

Accès 
aux
 soins/
Accompagnement
 psychologique/

Accompagnement
 à 
la
 scolarité/
Aide 
aux 
besoins 
premiers

3‐
 Difficultés
 rencontrées

Très
 grande
 précarité
Nombre 
de
 situations 
à 
suivre

"Originaires
 pour
 la
 majorité
 de
 la
 Région
 des
 Grands
 Lacs
 Africains
 (République

Démocratique
du
Congo :
Nord
 et 
Sud Kivu, 
Rwanda ),
les 
mineurs 
isolés
 accompagnés 
par
 notre
 association 
sont 
arrivés 
à
 Mayotte dans 
le 
but
 d’entamer 
une
 procédure 
de 
demande
 d’asile 
suite 
aux 
persécutions 
qu’ils
 subissaient
 dans 
leur 
pays
"

D’importants refus de droit sont relevées pour ces jeunes en particulier les refus de soin par refus de gratuité opposée à ces jeunes par les centres de santé :

"Les 
mineurs 
ne 
peuvent 
pas
 obtenir
 de
 numéro
 de
 sécurité 
sociale,
même

provisoire,
ce 
qui 
les 
place 
dans 
une
 difficulté supplémentaire ajoutée à leur précarité. Les bulletins d’orientation vers le CHM que nous leur fournissons et qui rappellent la loi en ce qui concerne la gratuité des soins pour les mineurs , et ce , de façon inconditionnelle ne sont pas systématiquement pris en compte par
 le
 personnel
 de
 l’accueil
 du
 dispensaire
 de
 Jacaranda,
 et
 les
 mineurs
 orientés
 reviennent
 sans
 avoir
 été consultés,
avec 
u
ne demande de paiement de 10€ ou 15€ 
qui
 peut 
s’élever
 à 50€ pour les consultations gynécologiques.

Au
 delà 
de
 ce 
refus
 de 
soin,
les 
MIDA, 
dont
 bien 
des 
filles
 ont 
été 
victimes
 d’agressions 
à
 caractère
 sexuel,
ont 
besoin,
pour 
être 
convenablement 
accompagnés,
d’information,
de
 prévention,
 de
 contraception
 pour
 laquelle
 aucun
 financement
 n’est
 prévu."


L’accès à la scolarisation est subordonné à Mayotte au passage d’un test véritable concours d’entrée mis en place par le vice rectorat pour les élèves nouvellement arrivés à Mayotte. La préparation de ce concours d’entrée mobilise beaucoup d’energie pour l’association.Très peu de jeunes arrivent à aller au bout de leur formation par absence de moyens : beaucoup quittent l’école pour subvenir à leurs besoins.

Le soutien psychologique insuffisant pour ces jeunes ayant vécu des situations de violences extrêmes et est entièrement à la charge de l’association

Les aides à la vie quotidienne se font sans aucun soutien des institutions nationales et locales

La conclusion est sans appel sur les refus de droit vécus par ces jeunes suite à  :

"

l’absence 
des 
dispositifs 
nationaux 
tels
 que 
le
 DNA
(Dispositif 
National
 d’Accueil),
l’ATA
(Allocation
 temporaire
 d’Attente),
 l’AME
 (Aide
 Médicale
 d’Etat)
 et
 la
 CMU
 (Couverture
 Maladie
 Universelle),
ainsi
 qu’à 
l’absence
 du 
Conseil
 Général
 dans
 ces
 missions
 qui 
lui 
sont 
pourtant
dévolues.
 La
 faiblesse 
des 
moyens 
et 
la 
médiocrité 
des 
politiques
 mis
es en 
œuvre 
par 
cette
 collectivité 
locale 
pour 
assumer 
les 
responsabilités
 qui
 sont 
les
 siennes 
placent 
les 
MIDA
 dans 
des 
situations 
aberrantes
 en

 termes 
de
 prise 
en
charge 
socio-éducative
 de 
mineurs
 et
 illégales
 en
 regard 
du
 droit
 qui
 prévaut 
tant 
au 
niveau
 national,
qu’Européen"