Les Haïtiens déplacés seront autorisés à rester dix-huit mois supplémentaires aux Etats-Unis

mardi 25 septembre 2012

Jacqueline Charles- The Miami Herald

MIAMI – Janet Napolitano, Secrétaire du Department of Homeland Security, a prolongé le statut de protection temporaire pour les Haïtiens vivant aux Etats-Unis pour dix-huit mois supplémentaires, à partir du 22 Janvier 2013.
Cette semaine, le Department of Homeland Security devrait publier un avis dans le registre fédéral annonçant cette décision qui autorisera environ 60 000 citoyens haïtiens à demeurer aux Etats-Unis jusqu’à juillet 2014. Les Haïtiens auront 60 jours pour se réenregistrer à partir de la publication de cet avis.
Les personnes soutenant les Haïtiens et les militants de l’immigration se réjouissent de la nouvelle et se disent reconnaissant mais dénoncent le double standard et la discrimination contre les Haïtiens qui continuent.
« Nous ne doutions pas que le statut de protection temporaire serait prolongé étant donné les conditions actuelles du pays. Nous n’étions pas sûrs si cela allait se produire avant ou après les élections » a dit Marleine Bastien, fondatrice de Haitian Women of Miami. « Nous sommes vraiment contents que le statut ait été prorogé même si c’est avec les mêmes lacunes que celles que nous avions portées à l’attention du Department of Homeland Security ».
Marleine Bastien rappelle que les étudiants arrivés dans le sud de la Floride après le séisme de janvier 2010 ne peuvent pas faire d’études supérieures car ils doivent payer des frais de scolarité prohibitifs. Certains d’entre eux en école d’infirmières ne peuvent pas passer leur examen à cause de leur statut temporaire.
Elle rappelle également que des Haïtiens continuent à être expulsés malgré le lent rétablissement du pays après le séisme et l’épidémie de cholera qui a déjà tué plus de 7000 personnes et en a infecté plus d’un demi-million.
Une autre préoccupation de Marleine Bastien et d’autres militants est le refus du Department of Homeland Security d’approuver un droit à la réunification familiale pour des milliers d’Haïtiens qui avaient déjà été autorisés à rejoindre les membres américains ou résidents de leur famille. Selon les statistiques de ce département, 112 000 Haïtiens sont en attente d’une réunification familiale.
« Ces personnes ont attendu entre deux ans et demi et onze ans » a précisé le militant pour l’immigration Steve Forester, notant qu’environ 15 800 de ces personnes en attente sont des mineurs. « Ces demandes ont déjà été approuvées par le Department of Homeland Security. Il est absurde que de les faire attendre si longtemps, étant donné les conditions actuelles en Haïti. Il faudrait au moins commencer quelque part, notamment avec les personnes les plus vulnérables. Ca ne demanderait qu’une décision du Department ».
En Haïti, le nombre de personnes vivant sous des tentes est passé de 1.5 millions à seulement moins de 400 000. Et bien que les donateurs et le gouvernement haïtien aient souligné les améliorations récentes, le pays a été secoué par des manifestations isolées dans quelques grandes villes. Les manifestations critiquent l’augmentation des prix et la corruption du gouvernement.
Réagissant à ces crises sur une radio locale la semaine dernière, Le Premier Ministre Laurent Lamothe, incitait la population à rester calme clamant « Vous avez un gouvernement qui travaille en votre intérêt ».
Néanmoins, Lamothe a récemment été critiqué par les organisateurs des manifestations pour avoir comparé les manifestants à des mercenaires. Cherchant à clarifier son propos, il a précisé à la journaliste Nancy Roc dans un e-mail que sa comparaison ne s’adressait qu’à ceux qui avaient pillé et brulé des pneus et non à l’ensemble des manifestants.


MIAMI — Secretary of Homeland Security Janet Napolitano has extended temporary protected status for Haitians living in the United States for another 18 months, beginning Jan. 22, 2013. The Department of Homeland Security is expected to publish a notice in the Federal Register this week announcing the decision, which will allow about 60,000 Haitian citizens to remain in the United States until July 2014. Haitians will have 60 days to re-register from the day that the notice is published. Haitian advocates and immigration activists welcomed the news and said they were grateful, but complained that a double standard and discrimination against Haitians continue. "We had no doubts that TPS would be extended given the in-country conditions right now. We just were not sure if it was going to happen before or after the elections," said Marleine Bastien, founder of Haitian Women of Miami. "We are grateful that it’s extended even though it is with the same failings that we have brought to the attention of the Department of Homeland Security." Bastien said students who arrived in South Florida after the January 2010 earthquake in Haiti cannot go to college because they are being charged prohibitive out-of-state tuition. Some who are in nursing school cannot sit for their nursing exam because of their TPS status. She also said Haitians continue to be deported to Haiti despite the sluggish recovery from the earthquake and a cholera epidemic that has killed more than 7,000 and infected more than a half million people. Also of concern for Bastien and other activists is what they say is DHS’ refusal to approve a Haitian family reunification parole for thousands of Haitian families who have already been approved to join their U.S.-citizen and legal-resident family members in the United States. According to the department’s own statistics, there are 112,000 Haitians in the pipeline. "These people have been waiting two and a half to 11 years," said immigration activist Steve Forester, noting that about 15,800 of those waiting are minors. "These petitions have already been approved by DHS. It’s senseless given the conditions in Haiti that people should have to wait for so long. At least make a start somewhere, beginning with some of the most vulnerable. It just takes DHS’ decision." In Haiti, the number of people still in tents has dropped from 1.5 million to just under 400,000. And while donors and the Haitian government have been highlighting the improvements in recent days, it comes as the country has been rocked by isolated protests in some of its major cities. Protesters are complaining about rising prices and government corruption. Haitian Prime Minister Laurent Lamothe, responding to the crises last week on a local Haitian radio station, urged the population to remain calm, saying "You have a government that’s working on behalf of your interest." In recent days, however, Lamothe has come under criticism by protest organizers for referring to protesters as "mercenaries." Seeking to clarify the statement, he told Haitian journalist Nancy Roc in an email that the reference was to those looting and burning tires and not the protesters per se. ©2012 The Miami Herald