Mayotte : 19 972 éloignements dont 3246 mineurs en 2009

Les chiffres annoncés par la préfecture à l’occasion de la visite du président de la République
lundi 18 janvier 2010

Félicitations du président de la République - 18 janvier 2010

Extrait du discours présidentiel lors de la courte visite effectuée à Mayotte

« Depuis 2002, j’ai tout fait pour vous aider. Je vous avais promis un hélicoptère, il est là. Je vous avais promis un 3e radar, il est opérationnel et nous allons en installer un 4e pour couvrir toute l’île dès cette année. Les effectifs de la police ont été multipliés par 12 depuis 2002. Grâce à ces nouveaux moyens, un travail remarquable a été engagé, 20 000 étrangers en situation irrégulière ont été éloignés en 2009 ! C’est cinq fois plus que ce qu’on faisait en 2002. On a arrêté 20 fois plus de passeurs qu’en 2002. »

Communiqué de la préfecture de Mayotte
"Lutte contre l’immigration clandestine" diffusé à l’occasion de la visite présidentielle

Selon la dernière enquête de l’INSEE, sur une population globale estimée à 186000 habitants en 2007, il ressort que 41 % de la population est d’origine étrangère dont une très grande majorité en situation irrégulière. Ces données mettent en relief la pression migratoire que connaît l’île de même que l’augmentation de plus de 15% du nombre d’interceptions de kwassas par les services de l’État en 2009.

Augmentation marquée et continue du nombre de reconduites depuis 2005
La lutte contre l’immigration clandestine constitue une priorité pour l’Etat à Mayotte et la mobilisation des différents services a permis d’augmenter le nombre d’étrangers en situation irrégulière (ESI) reconduits de 7 714 en 2005 à presque 20 000 aujourd’hui.

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Ainsi, en 2009, 19 972 ESI ont été reconduits (soit 16 726 APRF exécutés).
> Note - La différence donne le nombre de mineurs éloignés égal à 3246

Les chiffres de ces dernières années sont donc très nettement dépassés et la pression migratoire exercée sur Mayotte ne diminue pas d’intensité. Près d’un tiers des 19 972 étrangers reconduits ont été interceptés en mer (6 721 ESI ) et 381 passeurs ont été interpellés.

En 2009, 290 kwassas ont été interceptés, soit une augmentation de plus de 13 % des interceptions réalisées à 2008, et ce malgré l’installation d’un vice consulat à Anjouan et les mesures d’assouplissement adoptées dans la délivrance des visas.

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Moyens mis en œuvre par l’État

Les vecteurs maritimes constituent le principal moyen d’accès à Mayotte, la stratégie de l’État s’est naturellement adaptée à cette nouvelle donne des dernières années. Ainsi, des moyens conséquents ont été mis à disposition des services de l’État pour la lutte contre l’immigration clandestine par voie maritime.

  • Les effectifs des services de police et de gendarmerie concourant à la lutte contre l’immigration clandestine à terre ou en mer ont été renforcés.
Services 2005 2006 2007 2008 2009
Police de la sécurité publique 135 132 135 186 186
Police aux frontière 86 94 139 143 157
Gendarmerie 153 181 194 207 239
Totaux 374 407 468 536 582
  • 3 radars sont entrés en service en novembre 2005 au nord, en mai 2006 à l’ouest et en juillet 2008 à l’est.
  • 8 moyens nautiques (4 vedettes de la DPAF, 2 vedettes de la gendarmerie nationale, une vedette des douanes et une de la gendarmerie maritime) participent à la lutte contre l’immigration clandestine en mer.
  • des moyens hauturiers de la marine nationale (patrouilleurs) sont régulièrement déployés dans les eaux mahoraises et sont temporairement intégrés au dispositif SURIM.
  • Un hélicoptère pour la gendarmerie, assurant certes des missions de lutte contre l’immigration clandestine, mais également des missions de secours en mer et/ou de maintien de l’ordre ;

L’action de l’ensemble de ces moyens nautiques est coordonnée au sein de la cellule de coordination opérationnelle zonale (CCOZ) animée par la DPAF et la conduite opérationnelle a été confiée au commandant de l’élément de base navale de la marine nationale à Mayotte.

Afin de conforter les résultats obtenus contre l’immigration clandestine, des moyens complémentaires ont été récemment affectés ou seront très prochainement opérationnels à Mayotte :

  • Le renforcement de l’équipage de la gendarmerie maritime, permettant une présence en mer supérieure de 30% à 40%.
  • L’implantation d’un quatrième radar de surveillance finalisant ainsi la couverture totale de Mayotte : ce radar a été annoncé par le premier ministre lors de sa visité à Mayotte le 11 juillet 2009.

Voir La chasse aux migrants à Mayotte pendant les 3 premiers semestres de 2009 : statistiques de la préfecture et commentaires officiels.