28 janvier 2012 : encore cinq victimes des barrières qui isolent Mayotte

Dépêche APF dans Libération, Malango actualité
dimanche 29 janvier 2012

Le naufrage aurait eu lieu selon Malango actualité (29 janvier) dans la nuit de vendredi 27 au samedi 28 janvier 2012. Cinq corps ont été emportés par hélicoptère depuis l’îlot Mtsamboro ; l’hélicoptère continuait à chercher d’éventuels rescapés.


Cinq morts dans le naufrage d’un bateau de clandestins au large de Mayotte

  • AFP, dépêche publiée par Libération le 29 janvier 2012

Cinq personnes ont trouvé la mort et deux autres ont été blessées samedi dans le naufrage d’un bateau acheminant clandestinement des Comores à Mayotte des candidats à l’immigration, a-t-on appris dimanche auprès des autorités.

Selon la préfecture, les pompiers ont reçu samedi à 11H00 un appel de détresse depuis la mer au large de Mtzamboro (nord de l’île).

L’endroit indiqué étant difficile d’accès, un hélicoptère a été dépêché pour survoler le site, où quatre cadavres ont été découverts, dont quatre sur la berge. Deux rescapés blessés ont été récupérés.

Selon les témoignages de ces derniers aux sauveteurs, l’embarcation était partie des Comores pour une entrée clandestine à Mayotte et transportait douze passagers. On ignore ce qu’il est advenu des cinq passagers manquants, s’ils sont morts ou ont réussi à prendre la fuite.

Le 16 janvier dernier, un autre bateau en provenance d’Anjouan aux Comores s’était échoué sur la barrière de corail, toujours au nord de l’île. Ce naufrage s’était soldé par trois morts et 10 disparus. 27 personnes avaient été sauvées.

L’association de soutien aux étrangers Cimade avait dénoncé à cette occasion une dégradation de la situation des migrants illégaux.
A des conditions matérielles d’enfermement déjà largement dénoncées comme contraires à la dignité des personnes, les autorités préfectorales de Mayotte ajoutent un traitement expéditif des expulsions et une fin de recevoir quasi totale aux demandes et aux recours formulés par les associations, selon la Cimade-Mayotte.
"Les autorités avaient expulsé rapidement vers les Comores dès le lendemain du drame mardi 17 janvier les 27 rescapés dans un état de santé déplorable, au mépris des droits élémentaires de l’Homme et de la loi qui accorde 24 heures aux concernés pour faire valoir leurs droits", a souligné auprès de l’AFP, Marie Ballestero, responsable du groupe local de la Cimade.


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