Lettre n°3 sur les outre-mers de la Ligue des Droits de l’Homme

mardi 30 décembre 2014

La lettre sur les outre-mers de la Ligue des Droits de l’Homme parait occasionnellement et en est à sa troisième parution en novembre 2014.

"Mélange d’enquêtes, d’analyses et de témoignages, elle n’aurait pu voir le jour sans l’engagement des sections ultramarines de la LDH, et sans l’apport de nos amis de la Ligue de Nouvelle-Calédonie et du groupe de travail « Outre-mers » de la LDH." comme le dit le Président de la LDH
Chaque lettre présente un dossier et la lettre n°2 présentait la situation des femmes en Outre-mer . La lettre n°3 présente un dossier sur la jeunesse

Des articles de ce dossier sur la non scolarisation

- L’école en Outre-mer : des inégalités structurelles
Par Nicole Launey, groupe de travail LDH « Outre-mer »

Les enfants d’outre-mer sont les premières victimes des inégalités territoriales en matière d’éducation selon les propres données du ministère de l’Education nationale. Comme on peut s’y attendre, c’est là que l’on trouve le plus de facteurs d’inégalités territoriales en matière d’éducation.

- Il y a encore en 2014 des enfants non scolarisés en Guyane
Par Sylvie Abbe, section LDH de Cayenne

Dès 2008, les associations du Collectif migrants outremer, dont la LDH fait partie, ont attiré l’attention de la Halde sur la non-scolarisation en Guyane. Face à l’absence de réponse satisfaisante de la part des institutions locales et nationales, les associations ont relancé en 2011 le Défenseur des droits en s’appuyant sur trois axes : les pratiques municipales entravant les inscriptions en maternelle et primaire, un accueil insuffisant des lycéens, une prise en compte insuffisante des langues et cultures des élèves.

- L’accès à l’école à Mayotte, un département hors-la-loi
Par le Collectif Migrants outre-mer (Mom)

Où en est le droit à l’éducation pour tous ? Les jeunes étrangers à Mayotte ont lieu de se poser la question. Les obstacles à la scolarisation que rencontrent les enfants étrangers même entre 6 et 16 ans à l’âge où la scolarité est obligatoire sont très forts. Au-delà de seize ans, l’inégalité des chances de rester dans le système éducatif pour y compléter sa formation ou d’accéder à une formation supérieure ne fait que s’accentuer.