Mise en place d’un contrôle par l’Union des Comores du départ en "kwassa" de ses citoyens et citoyennes

Le Président de l’Union des Comores à Paris le 21 juin 2013
vendredi 21 juin 2013

L’offensive française en vue d’un "accord de gestion des flux migratoires" avec l’Union des Comores progresse à grand pas.

Quelques jours avant la visite en France du président de l’Union des Comores, un "passeur" comorien était arrêté en incriminé par l’Union des Comores.
"La France dément toute intervention dans l’interpellation du passeur de kwassa Njewou. Début des fruits d’une collaboration malgré tout, ou à-propos conjoncturel à la veille de la rencontre entre les chefs d’Etat français et comoriens ?" s’interroge Malango actualité le 18 juin.

Un partenariat de défense mis en place depuis 2012

Accord entre l’Union des Comores et la France instituant un partenariat de défense, signé en 2010, ratifié le 7 mars 2012 et publié au JO le 27 mai 2013.

Concrétisations de l’accord présentée par le site de l’ambassade de France dans l’Union des Comores

Plusieurs activités de formation, mises en œuvre par l’ambassade de France, s’appuyant sur deux grands acteurs régionaux français, les FAZSOI (Forces armées françaises stationnées en zone sud de l’Océan Indien)I et le Commandement de la Gendarmerie pour la zone sud de l’Océan Indien, viennent d’être conduites, au profit notamment des composantes Gendarmerie et de la Garde-côtes de l’Armée Nationale de Développement (AND).
Au travers des actions de coopération de défense entre l’armée française et l’armée nationale de développement, il convient de souligner la détermination de la France à faire vivre l’accord de partenariat qui nous lie et que nous devons faire vivre ensemble. L’activité de ce nouveau détachement d’instruction opérationnel (DIO) est très précisément conforme aux orientations données par ce texte bilatéral.

Ces formations dispensées par un détachement de la Légion Étrangère et un détachement du Commandement de la Gendarmerie Française, s’inscrivent parfaitement dans les perspectives de sécurité intérieure et de défense qu’ensemble avec les Autorités comoriennes, nous avons tracées et soigneusement définies.
Elles ont également été accompagnées d’un détachement de spécialistes des systèmes de communication, venus déployer des matériels informatiques offerts par les FAZSOI, qui permettront d’accroître les capacités de communication opérationnelle entre les différentes implantations de l’armée nationale de développement.
Elles ont été, aussi, l’occasion de développer les liens entre le corps médical de nos deux armées grâce à un séjour organisé à la Réunion pour un médecin et une infirmière. Toutes ces activités témoignent de la volonté française d’aider l’Union des Comores à se doter des outils lui permettant d’assurer la sécurité de ses citoyens, d’exercer l’action de l’État en mer et de disposer d’un corps médical et de moyens de communications adaptés.
Ces missions des Forces Françaises engagées dans la coopération, dans un contexte économique difficile, représentent un effort important pour la France, déjà engagée au Mali et dans d’autres pays, pour préserver la paix.
Cet effort est une des preuves, s’il en est besoin, de l’attachement de la France à notre histoire commune, et de la pérennité des liens tissés entre nos deux nations tout au long des décennies passées.

Les actions de coopération de sécurité intérieure entre gendarmes français et comoriens contribuent à raffermir les liens entre ces deux institutions sœurs et à renforcer les capacités opérationnelles de la Gendarmerie comorienne pour lutter, par exemple, contre les phénomènes criminels transfrontaliers.
Suivant ces objectifs, des gendarmes spécialisés, venus du Groupe des Pelotons d’Intervention du Commandement de la Gendarmerie de la Réunion ont apporté, pour la deuxième fois, une formation dans le domaine de l’intervention spécialisée (arrestation d’individus dangereux, protection de personnalité, intervention contre-terroriste, résolution de prise d’otage) aux 50 gendarmes d’élite comoriens qui constituent le PIGN (Peloton d’intervention de la gendarmerie nationale).
Toutes ces activités témoignent de la volonté française d’aider l’Union des Comores à se doter des outils lui permettant d’assurer la sécurité de ses citoyens et d’exercer l’action de l’État en mer afin de lutter contre toutes les menaces éventuelles.