Guyane : Alerte en rétention : l’Etat expulse un étranger malade !

Communiqué de ACT-UP Paris / AIDES / La Cimade - 3 juillet 2009
vendredi 3 juillet 2009

Monsieur D. C., ressortissant du Guyana, est gravement malade : il est notamment séropositif au VIH. Il est, depuis le 20 juin, au centre de rétention administrative (CRA) de Cayenne-Rochambeau en Guyane en vue de son expulsion vers le Guyana, pays où l’offre de soins est officiellement insuffisante et où l’accès effectif au traitement est impossible pour une majorité des personnes touchées par le VIH.

Depuis qu’il est retenu, l’accès aux traitements que nécessite son état de santé est compromis. La préfecture de Cayenne, responsable de son placement en rétention, et le ministère de l’Immigration, sont parfaitement au courant de la situation.

Nous, Act-UP-Paris, AIDES et La Cimade demandons au ministre de l’Immigration de respecter la loi française et la Convention européenne des droits de l’Homme.

Nous demandons la libération et l’assignation à résidence immédiates de Monsieur D. C.

Nous exigeons le strict respect du droit au séjour pour raisons médicales. Et demandons l’abandon des quotas d’expulsions incompatibles avec un examen individuel des situations et le respect des droits des personnes.

3 juillet 2009

ACT-UP Paris, AIDES, La Cimade

Contact presse :

La Cimade : Julie Chansel - 06 82 24 03 47


Le 22 juillet 2009, Act Up lance une nouvelle alerte.

Act Up accuse les pouvoirs publics de ne pas respecter le droit au séjour pour soins

Source : e-llico / Guyane française

Reprise par RESF

Act Up s’en prend Roselyne Bachelot et Eric Besson que l’association accuse de "condamner un séropositif à mort". Un ressortissant du Guyana, malade su sida actuellement en centre de rétention administrative à Cayenne. Monsieur D. C., ressortissant du Guyana, est gravement malade. Séropositif, il se trouve depuis le 20 juin au centre de rétention administrative de Cayenne-Rochambeau en Guyane en vue de son expulsion vers le Guyana, pays où l’accès au traitement est impossible pour une majorité des personnes touchées par le VIH.

Conscient du sort qui l’attend,il a tenté de se suicider et a dû être hospitalisé d’urgence. Mais à sa sortie de l’hôpital, il a été remis en rétention et aurait été expulsé lundi si des associations ne s’étaient pas mobilisées.

A nouveau hospitalisé, Monsieur D.C. est toujours susceptible d’être expulsé. Pourtant, la loi française interdit d’expulser les malades du sida ne pouvant bénéficier de soin dans leur pays d’origine, un principe rappelé le 31 décembre 2007 par Roselyne Bachelot. La ministre avait déclaré que "toute personne malade est en situation de demander de ne pas être expulsée" et que les malades du sida en particulier n’avaient "aucune crainte à avoir".

"Le ministère de la santé et le ministère de l’Immigration sont parfaitement au courant de la situation de Monsieur D.C., ils mènent en bateau les associations et jouent avec la vie des personnes malades", prétend Act Up qui estime que les pouvoirs publics profitent de la période estivale "pour contourner les lois dans la plus grande discrétion" en respectant pas le droit au séjour pour soins.