La demande d’asile : statistiques de l’Ofii en Guyane et perspectives régionales selon le HCR

dimanche 9 février 2014

1. Statistiques de l’Office français de l’immigration et de l’intégration

En Guyane, c’est l’Ofii qui est chargé de l’accueil des demandeurs d’asile.

Le bureau asile de l’Ofii de Guyane a publié des statistiques d’activité sur la demande d’asile en 2013.

  • Voir ce document en PDF :

Selon les statistiques de l’Ofpra, il y avait en 2012 au total 1414 demandeurs d’asile en Guyane et le taux d’obtention du statut est très faible (2,3% par décision de l’Ofpra, un peu plus après un recours auprès de la CNDA).

On peut évaluer comment sont aidés ces demandeurs d’asile en Guyane :

  • l’Ofii n’a reçu que 337 personnes dont 197 primo arrivants ;
  • sur 66 demandes d’hébergement seules 21 ont été satisfaites, uniquement pour des femmes ou couples avec enfants.

Selon l’échantillon des personnes reçues par l’Ofii, la nationalité de ces demandeurs est principalement Caribéenne, puis sud-américaine, mais aussi d’Afrique subsaharienne :

  • 55% de Haïtiens et 10% de Dominicains ;
  • 7% de Péruviens ; 6% de Colombiens ; 4% de Guyaniens ;
  • 12% de Guinée-Bissao ;
  • 6% autres.

2. UNHCR : aperçus opérationnels régionaux sur la demande d’asile pour 2014

Ces aperçus concernent notamment Haïti et d’autres pays d’Amérique du sud ou de la Caraïbe d’où proviennent beaucoup de demandeurs d’asile dans l’un les départements d’Amérique.

EXTRAIT : Suite au séisme de 2011 en Haïti, près de 280 000 déplacés internes demeurent dans des camps, alors que 200 000 autres sont logés dans des familles hôtes ou des zones d’installation informelles. Beaucoup des déplacés internes qui vivent dans ces sites spontanés ont été expulsés de force des camps. Cette situation devrait perdurer en 2014, alors que les conditions de vie précaires dans les camps de déplacés internes ne manqueront pas de poser de graves risques pour la protection, en particulier compte tenu de la violence sexuelle et sexiste.
En Haïti, plusieurs milliers de déplacés internes ont perdu leurs papiers et se heurtent à des difficultés pour accéder aux services. D’après les archives nationales haïtiennes, près de deux millions de Haïtiens ont besoin de documents d’identité. Puisque beaucoup de Haïtiens sans papiers ont quitté le pays, certains d’entre eux courent un risque élevé de devenir apatrides.
Le risque d’apatridie à travers la Caraïbe est élevé, en particulier parmi les populations d’origine ou de descendance haïtienne. De nouvelles données indiquent qu’il existe des nombres importants de personnes dont la nationalité pourrait être indéterminée en raison de lacunes dans les lois sur la nationalité ou d’une application peu claire des politiques nationales
.

  • Amérique latine
    Ce document comporte de liens vers chacun des pays d’Amérique du Sud. Mais le lien vers la Guyane française ne fonctionne pas : ce territoire est toujours à part au sein de l’Amérique du sud.

L’UNHCR prévoit une augmentation des personnes en danger en Amérique centrale et latine notamment liées à des violences d’acteurs non étatiques.
La situation en Colombie reste très tendue.

Le Brésil "enregistre une augmentation des demandeurs d’asile, avec des arrivées provenant principalement d’Afrique et du Moyen-Orient. [... Il] a aussi exprimé son intérêt pour un élargissement du programme de réinstallation de réfugiés originaires d’Afrique subsaharienne, en plus du groupe actuel de Colombiens."


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