Quel plurilinguisme à Mayotte ?

Regards croisés de M. Nahbane et de M. Launey
mardi 1er juin 2010

A l’origine des deux articles suivants, un débat était lancé en marge du colloque par une analyse critique de deux ouvrages du Groupe de réflexion sur le Plurilinguisme à Mayotte (cités dans notre article consacré au colloque) qui était introduite par M. Mohamed Nahbane dans les termes suivants :
« L’enjeu du colloque était de démontrer que, pour mieux apprendre le français aux Mahorais, il faut enseigner leurs langues locales à l’école. Celles-ci, à mon avis, seraient introduites à l’école non pour que les enfants mahorais recouvrent leur culture et maîtrisent mieux leur langue, mais pour arriver à mieux parler le français.
Pour atteindre cet objectif Monsieur Foued Laroussi (qui a créé et dirige le Groupe de Réflexion sur le Plurilinguisme à Mayotte) n’hésite pas à quitter ses habits de Professeur en sociolinguistique à l’université de Rouen pour ceux d’un élu mahorais qui défend la départementalisation de Mayotte et à énoncer quelques contrevérités sur la réalité linguistique à Mayotte (le shimaore, « langue » bantoue, distincte des autres « langues » des Comores ; il y aurait neuf langues différentes dans l’île...) ».

Certains aspects techniques du texte de M. Mohamed Nahbane sortaient du champ des réflexions de notre site. A notre demande, il a accepté d’en rédiger une nouvelle version.
Simultanément, M. Michel Launey s’inquiétait de faux débats autour de ces questions.


Le malentendu entre le colloque et les ouvrages du Groupe de Réflexion sur le Plurilinguisme à Mayotte

  • par Mohamed Nabhane,
    Professeur agrégé d’arabe, swahiliphone et shikomoriphone

Il me semble qu’un malentendu est en train de voir le jour à propos des remarques que j’ai faites au moment du colloque sur le plurilinguisme à Mayotte sous le titre « A propos du plurilinguisme à Mayotte ». En effet, il s’agissait de montrer que les travaux de Foued Laroussi, dans les deux ouvrages collectifs du Groupe de Réflexion sur le Plurilinguisme à Mayotte, posaient deux problèmes : celui de la rigueur scientifique d’un linguiste et de l’honnêteté intellectuelle de l’homme d’université. Que j’ai réussi à en faire la démonstration ou pas ne signifie nullement que je porte un quelconque jugement sur le colloque lui-même encore moins sur ses intervenants. Par ailleurs, je n’ai pas l’impression de prendre position ni pour ni contre la situation mahoraise actuelle. Je constate tout simplement que dans des ouvrages concernant le plurilinguisme, le Professeur de l’Université, lui, peut se prononcer sans aucune ambigüité pour la départementalisation de Mayotte sans que cela n’émeuve personne. Il n’y est donc jamais question du colloque qui s’est tenu à Mayotte entre le 17 et le 19 mai. Que les choses soient claires une bonne fois pour toutes. Je m’en tiens donc à ces deux ouvrages. Ils se fondent dans l’ambiance locale qui voudrait démontrer « une spécificité » mahoraise, « la mahorité », se forger une nouvelle identité, réécrire l’histoire et s’inventer une langue différente des autres îles des Comores.

  • 1. Le plurilinguisme
    C’est ainsi que l’on essaye de montrer qu’à Mayotte, contrairement aux autres îles des Comores, il y a un plurilinguisme complexe, particulier, « le particularisme du plurilinguisme mahorais ». Il y aurait neuf langues à Mayotte. « Le shimaore et le kibushi sont donc les deux langues principales parlées à Mayotte. S’y ajoute le français […]. D’autres langues sont présentes dans l’île, à savoir l’arabe […], trois variétés comoriennes […], un parler indou [sic] […] et le créole ». Voyons de plus près : le créole et le hindi ne sont pas plus parlés à Mayotte que le wolof et l’amharique en France (toutes proportions gardées) ; l’arabe ne peut pas être considérée à Mayotte comme une « langue parlée » : c’est la langue liturgique, dont les caractères ont servi à transcrire la langue locale (comme pour les autres îles des Comores) ; les « trois variétés comoriennes » sont de la même famille linguistique que le shimaore (en tout cas chez le commun des mortels ici cela va de soi) ; le kibushi est en baisse : le nombre de kibushiphones, passe entre 1997 et 2002, de 33 à 28% . De plus, le pourcentage des personnes déclarant ne pas parler le shimaore est de 13 % en 2002. Si ce dernier chiffre comprend aussi les Wazungu, les Métropolitains, on peut penser que le nombre de locuteurs du kibushi ne parlant pas le shimaore est très faible. Autrement dit, on peut, sans grand risque de se tromper, affirmer que de plus en plus de locuteurs du kibushi déclarent parler également le shimaore.
    Si bien que les neuf langues et que toute la théorie de « Mayotte une île plurilingue », se résument au shimaore (parler comorien de type bantou), au kibushi et au français.
  • 2. L’intercompréhension
    Et c’est ainsi qu’à travers la question du shimaore, sensée être une langue bantoue, on apporte la caution universitaire à ce qui n’est qu’une variante du shikomori. Tous les linguistes sérieux qui travaillent sur cette question, qu’il s’agisse de Chamanga ou des linguistes mahorais (y compris l’association SHIME) le disent. Le problème de l’intercompréhension est très mal posé dans les travaux de Foued Laroussi, dans les deux ouvrages collectifs du Groupe de Réflexion sur le Plurilinguisme à Mayotte. D’abord il compare le kibushi et le shimaore qui sont deux langues totalement différentes même si c’est pour réfuter l’intercompréhension : « Si le shimaore et le shibushi restent les deux langues locales les plus couramment employées, il est important d’indiquer que shimaorophones et kibushiphones se parlent. Peut-on parler d’intercompréhension pour autant ? Pas tout à fait ». Or, cette notion n’est employée que pour les langues de la même famille, les langues proches.

Comment expliquer une telle bourde ?
Le parallèle entre le shimaore et le swahili (pour conclure également qu’il n’y a pas d’intercompréhension entre les deux langues) peut, quant à lui, s’inscrire dans cette volonté de déclarer que le shimaore est une langue bantoue et non appartenant à une langue, le shikomori, qui est une langue bantoue.
On ne se pose pas la question de l’intercompréhension entre le shimaore et le shindzuani, par exemple. Pourtant c’est le lot quotidien des gens à Mayotte fréquentant des Anjouanais à longueur de journée. Tout le monde, vous le dira (pas seulement les linguistes), les gens se comprennent parfaitement.
Comment mesurer cette intercompréhension ?
Quand on connaît d’autres langues on peut se hasarder à faire quelques comparaisons (même si cela n’est pas suffisant) : le français canadien est, de toute évidence, beaucoup plus « éloigné » du français que le shimaore du shindzuani ; à l’intérieur de certains pays arabes (en dehors de la question de la diglossie arabe standard / arabe dialectal) tels que l’Egypte le parler du Caire est beaucoup plus « éloigné » de celui de la Haute Egypte que le shimaore du shindzuani , ou la Tunisie le parler de Djerba est beaucoup plus « éloigné » de celui de Tabarka que le shimaore du shindzuani ou l’Algérie où le parler d’Oran est beaucoup plus « éloigné » de celui de Annaba que le shimaore du shindzuani. On ne parle pas pour autant de langues différentes dans ces airs géographiques. On peut aussi la mesurer en comparant le système phonétique, la syntaxe et le lexique des deux parlers : vous trouverez peu de différence. Des travaux sur cette question devraient être commandités. Mais surtout pas : les résultats n’allant très probablement pas dans le sens de deux langues, je ne crois pas qu’elles seront faites un jour.
Faites un jeu : trouvez un bon locuteur du shimaore et un bon locuteur du shindzuani. Au premier, lisez des mots du « lexique comorien (shindzuani) français » de Chamanga et au second du « dictionnaire mahorais français, français mahorais » de Sophie Blanchy. Vous serez surpris du résultat.

  • 3. La départementalisation
    La question posée ici est celle de la séparation des convictions politiques personnelles du travail universitaire. Il me semble que des ouvrages collectifs écrits par des spécialistes en linguistique, en sociolinguistique …, ne soient pas le lieu de prises de positions sur une question comme la départementalisation de Mayotte. La question n’est pas de savoir si je suis pour ou contre cette départementalisation. Cela n’a aucun intérêt. Mais qu’un Professeur de l’Université de Rouen (encore une fois dans le cadre d’une communication qui prend la forme d’ouvrage collectif) s’exprime comme un homme politique et que ça ne choque personne m’interroge sur notre monde. Jugez-en :
    • « Dans un contexte où les Mahorais veulent rester au sein de la république française, alors que la politique des gouvernements successifs tergiverse sur le statut définitif de l’île, il faut rappeler que depuis 25 ans, les Comores, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, l’Organisation de l’Unité Africaine [sic] et la Conférence islamique exigent que Mayotte soit rattachée à la République islamique des Comores [sic]. Depuis ce temps-là, la France s’emploie à démontrer à la communauté internationale, que pour Mayotte, rien n’est irréversible, et que la possibilité demeure ouverte pour que Mayotte réintègre l’ensemble comorien. Nul doute que la départementalisation de Mayotte ruine définitivement les chances de son intégration forcée dans l’ensemble comorien. »
    • « Reste, enfin, le problème crucial, celui du futur statut politique de Mayotte. Les Mahorais ont accompli jusque-là beaucoup d’efforts […]. Or, jusque-là, ils n’ont obtenu que des consultations à répétition. […] Nous pensons que le statut de département pour Mayotte aurait un impact très favorable sur l’apprentissage du français non seulement à l’école mais aussi en dehors : milieux associatifs et cercles divers. »
    • Le « […] secrétaire d’Etat à l’Outre-mer a rappelé que Mayotte pourrait « devenir le 101e département français en 2009 suivant les résultats du référendum soumis aux habitants de l’île sur la question. » Espérons que ces déclarations sur le statut de Mayotte ne resteront pas des vœux pieux. »

En résumé, et sans parler du colloque sur le plurilinguisme encore une fois mais des travaux de Foued Laroussi, dans les deux ouvrages collectifs du Groupe de Réflexion sur le Plurilinguisme à Mayotte, la linguistique peut être mise au service de la politique. Essayer de démonter ses mécanismes ne veut pas dire prendre parti.


Quelques suggestions pour éviter les faux débats

  • par Michel Launey,
    Professeur de linguistique, université de Paris 7,
    Directeur de Recherches, IRD-Guyane
    .
    Participant au colloque (contribution intitulée « Que faire d’intelligent avec les langues maternelles ? »)

Je suggère pour leur clarté que les débats, polémiques ou non, maintiennent distincts les problèmes qui se posent à Mayotte. Le statut actuel est un état de fait qui peut être approuvé ou dénoncé, mais aucune de ces deux positions (ni d’ailleurs une opinion nuancée ou partagée) n’interdit les réflexions, les propositions, ou les actions. Migrants Outre-Mer, dont la raison d’être est la défense des immigrés, a d’ailleurs toujours affirmé ne pas avoir vocation à se prononcer sur ce sujet. Par exemple, la politique d’expulsions chiffrées menée par le gouvernement actuel, ou l’arrêt programmé de la Commission de recouvrement de l’état civil, ne sont pas des conséquences nécessaires de la départementalisation : une autre politique est possible dans ce cadre.

Il en va de même de la politique des langues. Quelle que soit la pensée réelle de Foued Laroussi sur la départementalisation (et l’attaque à laquelle se livre M. Nabhane est fortement teintée d’une animosité personnelle), il a toujours manifesté son respect des langues et de la culture des habitants de Mayotte, et s’est à plusieurs reprises inquiété du peu de considération que leur portaient l’Etat et certains de ses représentants. En tout cas, ce n’était pas au colloque récent, et encore moins à ses participants non-mahorais, de juger de la manière dont les Mahorais prennent en charge leur avenir : on ne pouvait qu’en prendre acte. Dans l’état de fait ainsi créé, des spécialistes ont le droit de poser la question d’une politique linguistique intelligente et d’une éducation adaptée à la réalité locale telle qu’elle est, et de formuler des recommandations. Qu’on permette à un linguiste, participant à ce colloque, deux remarques sur des critiques de fond formulées par M. Nabhane.

  • 1. M. Nabhane reproche à F. Laroussi de compter les parlers comoriens comme des langues différentes (une par île), alors que selon lui il n’y en aurait qu’une seule (avec quatre variantes).
    Il pose en cela la question de la variation dialectale, définie comme l’existence de différences linguistiques sensibles, mais insuffisantes pour empêcher l’intercompréhension. De fait, la tendance des linguistes est plutôt de reconnaître l’unité d’une langue par-delà ses variantes (sans quoi le nombre de langues du monde s’élèverait non à quelques milliers, mais à plusieurs dizaines de milliers), et on est tenté de lui donner raison : pour autant que je puisse en juger il est probablement abusif de considérer en tout cas le shimaore et le shindzuani comme deux langues différentes, puisque l’intercompréhension ne pose aucun problème (la différence avec les deux autres parlers étant plus nette). Mais il faut aussi bien voir qu’on est dans un domaine largement indécidable, puisqu’à degré égal de différence, certains pourront toujours prétendre qu’il s’agit de deux langues différentes, et d’autres qu’on a deux variantes de la même langue : on ne peut pas fixer a priori un seuil d’intercompréhension qui permettrait de trancher, et de toutes façons on voit mal comment on pourrait mesurer l’intercompréhension. Une telle situation est par essence un domaine de manipulation politique, puisque la terminologie (deux parlers constituent-ils deux variantes de la même langue ou deux langues différentes ?) a souvent des implications identitaires (on est un même peuple, ou on est des peuples différents). La seule démarche rationnelle consiste à faire un inventaire précis et dépassionné des différences, en leur conservant le statut de phénomènes linguistiques sans les surinvestir de valeurs identitaires ou politiques : la conférence inaugurale de M. Chamanga (« La langue comorienne : unité et diversité »), rationnelle et argumentée, était en cela particulièrement bien venue, et n’a donné lieu à aucune polémique.

Cette question n’est pas spécifique de Mayotte, puisqu’on la retrouve avec l’occitan (une langue d’oc dialectalisée ou plusieurs langues d’oc ?), les langues bushinenge de Guyane, l’arabe, les créoles, le serbo-croate (officiellement éclaté dans les circonstances tragiques qu’on connaît), le macédonien et le bulgare, le hindi et l’urdu, les variantes américaines des langues européennes, etc. Ces débats sont toujours passionnels et stériles s’ils ne sont pas nourris de documentation linguistique précise, et s’apaisent quand on prend une mesure exacte de la variation et qu’on la décrit en termes scientifiques. Si l’on pose qu’il y a une langue comorienne avec quatre variantes, ce ne doit pas être pour des raisons politiques, mais pour des raisons linguistiques : deux Etats peuvent très bien partager une même langue. Et en admettant que F. Laroussi ait tort de parler de quatre langues comoriennes différentes (les autres langues, qui lui permettent d’arriver à un chiffre de neuf, étant simplement le kibushi, le français et des langues parlées à Mayotte, de façon peut-être très minoritaire, par des non-Mahorais), ce n’est pas nécessairement l’effet d’un parti-pris départementaliste

Il est vrai que le choix terminologique peut se trouver biaisé par l’appartenance de la seule Mayotte à l’ensemble français : de par cette situation politique de fait, le shimaore (mais non les autres formes du comorien), et le kibushi (mais non les autres formes de malgache) sont des « langues de France », au sens du rapport Cerquiglini de 1999 (qui dressait l’inventaire des langues entrant dans la définition de la Charte Européenne des Langues régionales et minoritaires de 1992) ; mais c’est aussi le cas de l’alsacien, du flamand, ou du corse (respectivement variantes dialectales de l’allemand, du néerlandais et de l’italien). Dans de tels contextes, on peut voir promue (et revendiquée) tantôt la langue officielle comme référence trans-dialectale (ce qu’on appelle une koiné), tantôt la variante locale comme réalité pratiquée par ses locuteurs ; et la plupart du temps l’appellation (« la langue alsacienne », ou « le dialecte alsacien ») n’est pas source de conflit : les Alsaciens savent très bien gérer paisiblement leur triple relation à l’alsacien, à l’allemand « officiel » et au français.

  • 2. L’ensemble des spécialistes présents au colloque s’accordent pour estimer qu’une présence scolaire des langues maternelles des enfants, appuyée sur des références culturelles connues des enfants, est préférable à leur absence.
    Cette préconisation a été appuyée par les élus, et apparemment c’est aussi celle de M. Nabhane. On peut s’étonner, dans ces conditions, du curieux procès d’intention auquel il se livre en prétendant que le colloque aurait eu pour but de montrer que les langues de Mayotte « seraient introduites à l’école non pour que les enfants mahorais recouvrent leur culture et maîtrisent mieux leur langue, mais pour arriver à mieux parler le français ».
    Des programmes introduisant la langue maternelle existent en effet dans beaucoup de pays du monde, et même dans une partie de l’Outre-mer français (en Océanie et en Guyane). S’ils sont bien pensés, ils ont toujours des effets bénéfiques sur le développement cognitif des enfants, et sur l’ensemble des apprentissages : la langue maternelle étant la première expérience qu’un enfant fait du langage, il vaut mieux que l’école soutienne cette première expérience plutôt que de l’entraver. Parmi les apprentissages facilités se trouve bien sûr celui de la langue de scolarisation : c’est en étant à l’aise dans le langage à travers la maîtrise de leur langue maternelle qu’ils sont mieux à même d’apprendre la langue seconde. C’est donc le même processus qui permet à l’enfant le bien-être identitaire et une meilleure maîtrise de la langue seconde. Dans la critique de M. Nabhane on trouve, en miroir, l’idée bien française d’un antagonisme entre le français et les autres langues, alors qu’une politique linguistique intelligente pourrait former des bilingues équilibrés et heureux, pour lesquels l’idée même d’un antagonisme linguistique est absurde, et ce quel que soit le statut présent ou futur de Mayotte.

Le plus triste est que M. Nabhane en vient ainsi à attaquer ceux qui sur ce point au moins pourraient être ses meilleurs alliés – puisque comme lui ils réclament une présence accrue des langues et cultures locales à l’école –, mais qu’il épargne son principal adversaire : la politique à courte vue d’une école monolingue en français, qui étouffe toutes les potentialités intellectuelles et sociales du bilinguisme, et qui a été abandonnée dans tout l’Outre-mer français, sauf à Mayotte. S’il a assisté aux sessions du colloque (il est vrai que le vice recteur a refusé aux enseignants une autorisation d’absence pour y assister), ou s’il lit au moins les résumés des interventions, il verra que nous sommes un certain nombre à avoir plaidé pour la présence scolaire du shimaore et du kibushi, ou à avoir montré l’intérêt et la pertinence d’une telle politique dans des situations similaires, à avoir été consternés par les propos du vice-recteur (assez fidèlement rapportés par l’article de Mayotte-Hebdo intitulé « Le vice-rectorat à contre-courant du colloque »), et à ne pas comprendre d’être traités avec cette suspicion par quelqu’un qui partage notre avis.