migrations et soins en Guyane thèse d’Anne Jolivet juillet 2014

mercredi 1er avril 2015

Thèse – Migrations, santé et soins en Guyane : Thèse de doctorat de l’Université Pierre et Marie Curie - Paris VI, Jolivet Anne, Université Pierre et Marie Curie, Paris VI, Paris, Juillet 2014, 101 p., (Réf. n°18151)

sous la direction de Pierre Chauvin

Résumé

Les liens entre migration et santé sont complexes et les données épidémiologiques sont rares en France et en Guyane. D’une part, la santé peut être un déterminant de la migration et d’autre part la migration peut affecter la santé de ceux qui émigrent.Cette thèse s’appuie sur les résultats de plusieurs enquêtes épidémiologiques conduites en 2009 en Guyane. Les objectifs de cette recherche étaient de mesurer le poids de la santé parmi l’ensemble des déterminants des migrations vers ce territoire et d’analyser l’état de santé et le recours aux soins des populations en fonction de leur statut migratoire. Nous avons mis en évidence que certaines caractéristiques des immigrés (leur pays d’origine), du processus migratoire (la durée de résidence en Guyane) ou des conditions d’accueil en Guyane (le statut juridique sur le territoire français et le statut socio-économique) sont des facteurs qui modulent leur état de santé. Nos résultats sont en faveur de l’hypothèse du " healthy migrant effect ", suggérant que les migrants arrivent sur le territoire en relativement bonne santé. Les personnes en situation irrégulière semblent être les plus vulnérables en matière de santé et cumulent des difficultés d’accès aux soins. Nos résultats montrent enfin que les migrations pour soins ne représentent qu’une minorité des mouvements migratoires vers la Guyane (3,1%). Les politiques de santé publique en Guyane ne semblent pas répondre aux enjeux - ni actuels ni futurs - des besoins de santé et de soins des migrants. De part ses caractéristiques, la Guyane pourrait être un terrain d’expérimentation en matière de politique de santé publique à destination des migrants.

v sur aussi ce site le rapport de l’Inserm de 2012 sur le même sujet auquel Anne jolivet a participé


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