La suroccupation des prisons en outre-mer - données 2011

mardi 1er novembre 2011

Près de 500 personnes, dont 343 en Outre-mer, incarcérées en surnombre dans des établissements pour peine

OIP, 26 octobre 2011

" En France, seules les maisons d’arrêt peuvent connaitre une situation de surpopulation. Les établissements pour peine ne connaissent pas ce phénomène car le nombre de personnes affectées sur ces sites correspond au nombre de places disponibles."
C’est ce qu’affirme le Ministère de la Justice dans sa réponse datée du 25 octobre 2011 à la question écrite (n°110109), posée par le député de Meurthe-et-Moselle Christian ECKERT, concernant la surpopulation dans les établissements pénitentiaires français. Omettant une nouvelle fois de prendre en compte la situation déplorable des établissements pour peine d’Outre-mer et de certains établissements pour peine de métropole.
Au 1er octobre 2011, contrairement à ce qu’affirme le ministère de la justice, près de 500 personnes (499 dont 343 en Outre-mer) sont incarcérées en surnombre dans des établissements pour peine.

  • En Polynésie, 196 personnes sont en surnombre au quartier centre de détention du centre pénitentiaire de Faa’a-Nuutania (257 détenus pour 61 places) soit un taux de suroccupation de 421,3%
  • En Nouvelle-Calédonie, 41 personnes sont en surnombre au quartier centre de détention du centre pénitentiaire de Nouméa (165 détenus pour 124 places) soit un taux de suroccupation de 133,1%
  • En Martinique, 87 personnes sont en surnombre au quartier centre de détention du centre pénitentiaire de Ducos (446 détenus pour 359 places) soit un taux de suroccupation de 124,2%
  • En Guadeloupe, 19 personnes sont en surnombre au quartier centre de détention du centre pénitentiaire de Baie-Mahault (257 détenus pour 238 places) soit un taux de suroccupation de 108%

Statistique mensuelle France et Outre-Mer (source AP) au 1er novembre 2011

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